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Poussée de fièvre de l’EUR CHF

Poussée de fièvre de l’EUR CHF

Publié le 16 February 2024 Temps de lecture < 18 min.

L’équipe rédactionnelle de Ben S Digital Change est ravie de vous retrouver après une courte pause de deux semaines pour une nouvelle analyse de la paire de devises EUR CHF.

Bonjour à tous,

Nous nous étions quitté le jour de la chandeleur. Le taux de change du franc suisse s’était alors aplati comme une crêpe, entre noël et nouvel an, conservant un cours moyen à peine au dessus des 0.9300 EUR CHF. Les taux de change du franc suisse ont depuis cédé du terrain face à l’euro et d’autres devises, mais le franc suisse reste encore et toujours, une valeur refuge face à l’adversité, tout comme l’or par exemple… Ou l’amour, pour ceux qui l’ont fêté ce mercredi 14 février, remontants un peu le taux de natalité. Beaucoup de fêtes ces derniers temps. Qui dit fêtes dit parfois excès. Mardi matin, l’EUR CHF a subi une petite poussée de fièvre de 50 pips, en quelques minutes. Une moyenne de taux qu’il avait quitté mi-décembre. Avant que le taux de change de l’EUR CHF ne batte des records de plongée. Il s’est depuis replié quelques dizaines de pips plus bas.

Une époque formidable

Certains ne s’en plaignent pas, nous vivons un hiver printanier, dans un climat étrange, et tout est à l’avenant. Les bourses montent, les investisseurs s’accrochent à ce qu’ils veulent interpréter des signaux donnés par les pontes de la FED et des banques centrales, ainsi qu’aux valeurs de l’intelligence artificielle. Les signaux géopolitiques sont eux au rouge clair, des rumeurs font état de banques qui menacent de s’effondrer comme l’an passé. Et le taux de change du franc suisse perd du terrain au profit de l’euro mais surtout du dollar. Selon les vœux de Monsieur Jordan, le président de la Banque Nationale Suisse.

Pourvu que l’EUR CHF monte ?

Malgré un début d’année poussif de l’économie suisse, nous promet une croissance de 1% du PIB réel par habitant, soit une stagnation. Celle-ci aurait réellement toujours besoin d’une baisse des taux d’intérêts et accueille positivement la hausse de l’EUR CHF de ces derniers jours. Déjà dans les bureaux de change, certains clients s’étonnent de la variation du taux de change de l’EUR CHF qui a bien monté depuis le mois dernier, et comparent ce qu’ils recevaient à ce qu’ils reçoivent contre leurs francs suisses. Fidèles aux taux du marché, ceux-ci ne peuvent offrir gère plus que sa valeur, que ce qu’ils l’ont payé sur les marchés. Mais les cours de change de l’EUR CHF restent excellents, historiquement parlant.

Les produits de bourses et les actions ont la cote. L’or, un peu moins, quoi que... Et les crypto monnaies font des étincelles, comme nous l’avaient promis les experts du domaine, après les validations des autorisations des ETF bitcoin cash par la SEC, et autres produits dérivés indexés sur les crypto monnaies. Cette semaine, la hausse remarquée du taux de change du yen japonais a étonné les marchés au vu des résultats peu convaincants et des derniers chiffres de l’économie japonaise.

Dans le vaste monde

Dans l’actualité, on entend parler d’armes spatiales, de provocations d’un certain Donald, qui correspond plus à l’oncle Picsou, (pour ceux qui lisaient jadis le journal de Mickey) et de conflits insoutenables qui laissent pour l’heure les marchés stoïques et les investisseurs de marbre. Malgré que ces conflits menacent autant qu’une allumette allumée au-dessus d’une flaque d’essence l’économie mondiale, le cours des affaires se poursuit normalement. Le pétrole quant à lui se maintient mais les prix grimpent à la pompe, nous apprend la RTS, du fait de l’augmentation des marges des distributeurs qui se rattrapent des cadeaux consentis en temps de crise inflationniste. Rappelons qu’il y a 50% de taxes en Suisse, sur un litre de carburant, contre 60% chez nos voisins français.

Les stations-services du groupe Ben S, vous offriront à votre passage l’avantage de pouvoir payer votre carburant et vos consommations en euros, monnaie rendue en euros si jamais, à un taux de change quasiment égal ou très proche du taux interbancaire. Depuis la fin des cadeaux fiscaux en France, de nombreux automobilistes pèsent le rapport qualité/prix pour faire leur plein entre la Suisse et la France. Le cours de change est une donnée conséquente, mais pas que.

Le franc suisse se porte encore trop à merveille

La quinzaine de l’EUR CHF

Les cours de change de l’EUR CHF

Nous avons quitté l’EUR CHF à un taux de change de 0.9315, à 150 pips du taux actuel. En deux semaines, l’EUR CHF s’est hissé jusqu’à 0.9509 EUR CHF, et l’on aurait pu penser qu’il continuerait son ascension jusqu’à 0.9600 EUR CHF, taux de conversion de la paire devises que nous avaient prévu les analystes de UBS et ING. Depuis, notre paire EUR CHF stagne entre 0.9470 et 0.9500, le temps de reprendre son souffle. L’EUR CHF a débuté la semaine par son plus bas hebdomadaire, avec un taux de change de 0.9416, à l’ouverture.

A l’heure à laquelle nous écrivons ces lignes, l’EUR CHF s’échange au taux de 0.9490 EUR CHF sur les marchés FOREX. Sur la base de ce taux de change des marchés boursiers et à l’heure à laquelle nous rédigeons cette analyse, une transaction de change digital vous reviendra donc à un taux de change de 0.9532 EUR CHF si vous convertissez des francs en euros par exemple.

Petite parenthèse sur l’EUR USD.

Ce mardi, des liquidations de portefeuilles action et l’annonce des chiffres de l’indices des prix à la consommation US ont également porté les différentiels de swap EUR USD (à 2 ans) aux plus hauts niveau depuis un an, accentuant la poussée du dollar vers le seuil des 1.0700 EUR USD. Le taux de conversion de l’EUR USD pourrait ainsi se diriger vers les 1.0600 EUR USD à l’horizon de mars. Si la FED applique les 0.75% de réduction sur ses taux d’intérêt promis l’année passée, les entreprises pourraient alors couvrir leur exposition à long terme sur le dollar, et réinvestir en conséquence. Une fois de plus, la FED tient partiellement les rênes de l’économie mondiale et l’effet papillon se ressent même sur les taux de change des devises, sur l’EUR CHF et sur les entreprises suisses. Une lourde responsabilité pour Jerome Powell

L’USD CHF gagne 3%

L’USD CHF, lui, a un taux de change actuellement de 0.8812 USD CHF, soit une progression de 3% depuis notre dernier rendez-vous hebdomadaire d’il y a 15 jours.

Pourquoi l’EUR CHF progresse-t-il ces derniers jours ?

La banque fédérale américaine était censée baisser ses taux d’intérêt dès le mois de mars. Mais les chiffres décevant de l’inflation américaine ont eu raison des « bonnes » intentions des banquiers centraux. Selon les analystes de la banque ING, cette réévaluation des intentions de la FED a provoqué une hausse du taux d’intérêt de l’euro. Les écarts de taux swap pour la paire EUR CHF, l’emprunt de trading à deux ans, à court terme donc, se sont accentués au bénéfice de l’euro face au franc suisse, comme pour l’EUR USD. D’où le fait que la paire EUR CHF a momentanément franchi les 0.95 EUR CHF. La banque ING avait également prévu un scénario pour un EUR CHF à 0.9600 dans quelques mois. Nous vous en avions parlé dernièrement. Et ses analystes prédisaient un cours de change de 0.9600 EUR CHF fin avril. Selon le scénariste, la paire EUR CHF est finalement en avance sur les prévisions.

En Suisse, une gestion scrupuleuse, la faible dette publique et une réglementation stricte soutiennent les marchés financiers. L’image n’est pas d’Epinal, comme l’on dit en France, mais de Berne. Mais cette année, la Banque Nationale Suisse, qui n’a pas ménagé ses efforts et ses dépenses en 2023 pour sauver le crédit Suisse de la faillite, et ramener l’inflation helvétique sous le carcan des 2 %, accuse une perte de près de 3 milliards de francs suisses.

Les subsides le la BNS

Chaque année, l’institution verse quelques milliards sur ses bénéfices, à la confédération et aux cantons qui équilibrent ou boostent ainsi leurs budgets. Cette année, la BNS ne verse rien puisqu’elle essui une perte et, une fois n’est pas coutume, la confédération prévoit un déficit de près d’un milliard de francs suisses. Cette nouvelle posture des comptes de la Suisse ternirait-elle l’image du pays ? La gestion de Crédit Suisse, avant 2023 sera pour beaucoup dans cette situation. Mais la réputation et la confiance dans l’excellence de la gouvernance du pays et de ses institutions font que son image demeure intacte à l’international.

La bourse Suisse évolue plus raisonnablement que ses voisines, mais sur des fondamentaux peut-être plus solides.

Faisons le point sur les marchés :

Swiss Market index

Plus raisonnablement ? Quoi que…. Plus 29% pour le groupe Richemont, plus 27% pour le groupe Lonza, c’est la progression mensuelle réalisée par les deux géants suisses, le groupe de luxe rattrape ses pertes engrangées depuis l’été, tandis que pour le groupe chimique et pharmaceutique Lonza, les recommandations à l’achat fusent sur les sites de plusieurs banques de trading. Malgré certains résultats en deçà des attentes. Roche fait parler de lui avec un objectif de cours à 240 francs suisses, suite à son association avec le groupe PathAI. Le partenariat a pour but la conception d’algorithmes numériques sur les pathologies, associés à l’intelligence artificielle afin de déterminer quels patients répondent à un traitement donné. Les implications permettront un traitement plus ciblé des maladies sur lesquelles la science n’a pas jusqu’alors une prise optimale.

Cette semaine, le SMI se situe à présent aux alentours de 11340 points, soit le niveau auquel nous l’avions laissé il y a deux semaines, et ce, malgré les performances des deux groupes précités, sur 30 jours glissants. Le SMI tout comme ses confrères étrangers, a subi une brève chute le 9 février, en rapport avec les mauvais chiffres des résultats et de l’inflation américaine, mais les investisseurs, confiants contre vents et marées ont continués à rattraper les niveaux qu’ils avaient quittés cet été.

Cours du pétrole

Nous avions laissé un cours du baril bien inférieur aux 82,70 dollars actuels. C’est grâce à la fracturation hydraulique et au forage horizontal que le déficit à venir en matière d’or noir, a pu être contenu jusqu’ici et que nous ne payons pas 3 francs suisses à la pompe. Pour controversée qu’elle soit, par la pollution qu’elle dégage, l’extraction des gaz de schistes, principalement aux Etats Unis, n’est pas l’amie de la nature. Mais bien celle des consommateurs de carburant.

L’agence internationale de l’énergie a annoncé cette semaine avoir recalculé à la hausse la production mondiale pour 2024 à 108.8 millions de baril par jour, contre une prévision de 108.3 millions précédemment. Pour une consommation de 108 millions de barils. Puis les chiffres de l’agence américaine sur les stocks de produits raffinés ont montré un soudain déficit de 7% d’essence. Toutefois, Robert Yawger, spécialiste des marchés des produits pétroliers tire la sonnette d’alarme. Selon lui, alors que l’Agence Internationale de l’Energie alerte sur les niveaux des réserves mondiales à leur plus bas depuis 2016, cette faible jauge sur le volume de barils disponibles et le ralentissement de la livraison des carburants aux Etats Unis, alors même que le stock de brut américain dépasse toutes les attentes et avait fait flancher les cours du pétrole. L’analyste s’inquiète également beaucoup du cocktail explosif du conflit au proche orient, qui pourrait faire passer au second plan les fondamentaux du marché, constituant ainsi une autoroute pour un prix du baril très au-delà des 100 ou 200 dollars.

L’or

Ça chatouille. L’or chatouille les 2000 dollars, qu’il avait délaissé ces derniers jours. L’once d’or se situe en cet instant où nous rédigeons ces lignes à 2005 dollars l’once. Le vreneli, pièce en or 900/1000ème de 20 francs suisses s’échange 336 francs suisses, et son cousin français le napoléon (coq) à 3 francs de plus, 339 francs suisses sur le marché des changes côté à Londres. Soit une augmentation de quelques francs alors que l’once d’or fin a cédé deux et demi pourcents. Cela montre la demande soutenue et l’intérêt pour le repli vers des valeurs refuge telles que l’or, la pierre, les parts dans des sociétés d’extraction, et bien sur des devises performantes comme le franc suisse, qui en cas de crise majeure garderons probablement leur cap.

Ainsi que, bien que ne pouvant recommander un investissement aussi volatil en revanche, les crypto monnaies, dont nous vous parlons depuis longtemps. Celle-ci ont repris leur ascension.

Les crypto-monnaies

Les plus anciens d’entre nous ont connu la formule du capitaine Haddock : Mille milliards de mille sabords. Le bitcoin n’apparait plus comme l’apanage des bachibouzouks et autres ectoplasmes de l’antihéros des albums de tintin. La crypto monnaie phare a (re)dépassé cette semaine la capitalisation des 1000 milliards de dollars. Il vaut actuellement 52000 dollars. Soit 45800 francs suisses au taux de change du jour. Nous l’avions quitté à 38000 francs suisses, 43150 dollars. Soit presque 20% de gains en deux semaines. La capitalisation totale du marché, en conséquence frôle les 2000 milliards de dollars. A titre de comparaison, le budget de la Confédération pèse moins de 100 milliards de dollars, celui de la France 490 milliards de dollars.

Ces hautes performances sont la résultante de l’engouement provoqué par les autorisation d’ETF bitcoin cash aux Etats Unis début janvier. Les ETF enregistrent désormais 1 milliard de dollars américains d’investissement supplémentaire par semaine. Alors que la nouvelle avait été « vendue » avant le passage devant la commission de la SEC, le marché qui avait suracheté avait décroché. Il rattrape à présent la réalité. S’il continu à ce rythme, il pourrait rattraper son plus haut historique de 69000 USD, 60800 francs suisses d’ici un mois.

Au plus haut de la semaine, du mois, des trois dernières années même, le bitcoin a atteint 52600 dollars hier après-midi. Investir ou ne pas investir, telle est la question. Je me garderais bien de la moindre prédiction malgré que des analystes nous ont promis un bitcoin à 150000 dollars pour la fin de l’année.

Des records qui pourraient s’inverser

Contrairement au SMI suisse de la bourse de Zürich, Le CAC 40 français et le DAX allemand pulvérisent les records. Laissant les spécialistes pantois. Rien ne justifie tant une telle envolée, sinon peut-être l’excès de liquidités sur les marchés. Les rendements des taux obligataires américains à la hausse à 4,30% devraient leur mettre la « puce à l’oreille », mais d’excellents résultats publiés hier d’entreprises européennes ont accéléré le bull run. L’indice suisse est plus raisonnable car l’on sait dans un pays d’alpinistes que plus on grimpe haut, plus il faudra redescendre. Cela n’a rien à voir bien sûr mais un peu de fraicheur d’esprit dans cet hiver torride nous fait du bien.

Et les gagnants sont :

Le fait est que les plus fortes progressions sur l’année passée sont présentes dans les secteurs de l’intelligence artificielle et de la santé. Avec une forte prédominance pour le secteur de l’IA aux Etats-Unis qui a drainé les bourses américaines vers les sommets que l’on connaît. Est-ce une bulle ? Tout reste à voir. N’oublions pas le secteur très demandé de l’armement qui a le vent (mauvais) en poupe en Europe.

Attendons la journée des trois sorcières, lundi, avec l’arrivée à échéance de nombreux produits dérivés pour observer de forts mouvements sur les marchés qui nous donneront un cap. Pour l’heure, ceux-ci se raccrochent au postulat que la FED maintiendra la baisse des taux au début de l’été.

Pour conclure :

Face à la montée en puissance des marchés boursiers qui s’en tiennent aux promesses et aux espoirs de réduction des taux, et grâce à des effets de swap sur les cours des devises, la paire EUR CHF a connu une progression certaine ces 15 derniers jours. Mais les nuages sombres de la géopolitique et la folie des hommes, les effets dominos, les faiblesses d’un nombre croissant d’établissement financier, l’ombre d’une crise en Chine, l’inflation qui s’obstine, les difficultés de l’économie Suisse qui commencent à poindre, allument de nombreux signaux d’alerte et empêchent une franche remontée du taux de change de l’EUR CHF.

Quelle que soit la direction que prendra l’EUR CHF, Ben S continuera à vous assurer des taux calculés au rasoir, afin de vous accompagner dans vos mouvements transfrontaliers et vos voyages. D’ici là, toute l’équipe de la rédaction de Ben S Solutions de Change vous souhaite un bon week-end et nous vous retrouverons la semaine prochaine lors de notre rendez-vous hebdomadaire pour une nouvelle analyse de la paire EUR CHF.

X.C.

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