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Le proche orient embrase l’EUR CHF

Le proche orient embrase l’EUR CHF

Publié le 19 April 2024 Temps de lecture < 19 min.

Cette nuit, à 4 heures du matin, les israéliens ont lancé des frappes contre l’Iran et ses alliés en représailles à l’attaque de ce week-end.

Bonjour à tous,

L’EUR CHF a immédiatement subi une chute de 150 pips conférant au franc suisse son rôle de valeur refuge. L’USD CHF a lui plongé de 100 pips. A l’heure à laquelle nous écrivons, le risque d’escalade semble s’éloigner, et l’EUR CHF a retrouvé un niveau inférieur de 30 PIPS par rapport à la veille. Les marchés n’accréditent plus la thèse d’une escalade et les baisses de ce vendredi matin restent très modérées. Le prix du baril de pétrole se paie même le luxe de baisser ! Signe que la majorité des investisseurs ne craignent plus un embrasement du conflit. Les pressions internationales pour rétablir l’équilibre des échanges rassurent les marchés.

Mais le monde de la finance reste suspendu aux paroles et aux actes des belligérants.

Un bon retour à ceux d’entre vous qui rentrent de vacances, et bonnes vacances à ceux qui partent.

Ici, avec le retour de l’hiver, les doudounes refont leur apparition et les sommets enneigés autours de Genève ont fait disparaitre les t-shirts dans les placards. Une aubaine pour les amateurs de glisse. Sur les marchés financiers, ça glisse aussi un peu depuis quelques jours. Des nouvelles décevantes jettent également un froid et maintiennent l’EUR CHF à des taux qui rappellent ceux de l’hiver alors que nous nous dirigions vers la parité. Le franc retrouve partiellement son rôle de monnaie refuge.

Etes-vous plutôt euro ou franc suisse ?

Gardez-vous des francs sur vos comptes en CHF, ou plutôt des euros sur vos comptes en euros. La période se prête aux transactions de change, et la direction que prendra l’EUR CHF dépendra grandement de l’apaisement ou non des conflits en cours, donc des prix des matières premières, donc de l’inflation, donc de la baisse des taux d’intérêts des banques centrales et du différentiel entre les différents taux. En fait, lorsqu’un investisseur fait un placement dans une devise comme le franc suisse, il obtient un taux d’intérêt plus faible que sur l’euro ou le dollar, il aura tendance à retirer ses avoirs, et à les rediriger vers une devise dont la banque centrale offre une rémunération plus attrayante. C’est aussi ce qui détermine les grandes inflexions à la hausse ou à la baisse d’une devise.

Des devises en forme, et d’autres moins

Alors que se préparent les jeux olympiques, le dollar américain si bas en fin d’année dernière monte sur la première marche du podium soutenu par l’inflation indomptable outre atlantique, et l’économie américaine florissante portée par les valeurs de l’intelligence artificielle. Pour l’anecdote, et par contraste, le yen japonais est lui à son taux de change le plus bas depuis 36 ans. La BoJ devrait intervenir prochainement pour soutenir la devise nipponne. Nous évoquions les causes dans une précédente analyse. Le won coréen fait aussi soucis.

L’EUR CHF et le dollar

Quoi qu’il en soit, stabilisé depuis 10 jours face au franc suisse, à l’exception notable et temporaire des évènements de la matinée, le dollar, lui, a pris 6% en trois mois, contre 3% face à l’euro, qui en a gagné 5 face au franc suisse. Convertir des francs suisses en euros est désormais plus avantageux que d’acheter des dollars, si l’on se base sur les taux de change du début de l’année. Et sauf bonne nouvelle sur le front de l’inflation, le dollar devrait encore continuer sa progression. Cela fait bien les affaires de la BNS qui craint pour la bonne santé de l’économie suisse, à l’heure où les chiffres du chômage commencent à montrer des signes de réveil au niveau national.

Le risque inflationniste menace certaines devises

Divers évènements ont amené à cet état de faits sur le dollar dont nous parlerons plus bas. Comme les 4,5% cumulés de baisse du NASDAQ américain, en 4 séances boursières seulement, ou les chiffres de l’inflation américaine qui ne permettent pas à Jérome Powel, de débuter le cycle de baisse des taux d’intérêts promis, et tant attendus par les marchés actions.

L’inflation et donc les cours des matières premières restent suspendus à la situation géopolitique désastreuse, aussi bien au proche orient avec le risque d’escalade, que sur le front de l’est. Avec l’interdiction faite cette semaine par les principales bourses occidentales spécialisées dans les matières premières d’importer et de coter lesdites matières premières en provenance de Russie. C’est un coup dur porté à certains négociants de la place de Genève, et qui pourrait relancer l’inflation dans ce secteur sensible. En effet, le métal russe produit après le 13 avril ne peut plus être livré aux places financière de Londres et de Chicago, les 2 bourses d’échange de référence des matières premières. La production russe représente seulement 4% du cuivre produit dans le monde, 5% de l’aluminium et 6% du nickel, mais ces quantités au vu de la demande mondiale, conjuguées aux risques de pénuries de pétrole en cas de conflit au proche orient suffiraient à déchainer l’inflation. L’offre de ces métaux étant réduite, il n’est théoriquement pas possible de s’en passer.

On peut supposer que comme pour les hydrocarbures, la Russie se tournera vers la Chine et l’Inde pour mettre en place une flotte fantôme, et revendre à prix cassé ses matières premières essentielles au fonctionnement de l’économie mondiale.

Cela enrayera-t‘il le spectre inflationniste qui se fait jour à nouveau ?

Un Consensus pour la paix

Heureusement pour les marchés, au proche orient, les pays occidentaux et la Chine tentent de retenir les coups des belligérants, suite à l’attaque de ce week-end, et celle de ce matin, et les cours du pétrole ont marqué un fort recul, salvateur pour l’inflation. Mais l’incertitude inhérente aux risques de conflits soutient également le franc suisse à 150 pips de son pic récent.

L’annonce par la BCE d’une baisse des taux d’intérêts à venir, en début d’été avait stoppé net l’envolée de l’EUR CHF vers la parité alors qu’il avait atteint 0.9850 EUR CHF. On observe pourtant un volume de change élevés à l’achat d’euros, dû aux besoins croissants des sociétés d’importation en Suisse.

La semaine de l’EUR CHF

EUR CHF

La paire EUR CHF a entamé la semaine à 0.9730 francs suisses contre 1 euro. Mercredi à 10h00, la paire s’échangeait croyait-on à son plus bas de la semaine à 0.9676 EUR CHF sur les marchés interbancaires. Après 48 heures de progression en dents de scie, comprise dans une moyenne entre 0.9700 EUR CHF et 0.9710 EUR CHF, la paire dévisse aujourd’hui, et a atteint ce matin à l’annonce des tirs un cours de change à 0.9570 EUR CHF. Il était 4h passées. A l’heure à laquelle nous rédigeons ces lignes, la paire remonte vers son taux de la veille à 0.8685 EUR CHF actuellement. Ce taux peut bondir dans un sens ou dans un autre en fonction de la situation géopolitique. Nous vous tiendrons informé à travers nos analyses et nos réseaux sociaux.

USD CHF

Le dollar est lui aussi susceptible de réagir à l’actualité. La chambre des représentants débat actuellement pour accorder ou non l’aide de quelques dizaines de milliards de dollars à l’Ukraine. La somme n’est pas très significative au vu du lourd passif de la dette américaine, et ne devrait pas influer sur les cours de change du dollar. Mais il sera intéressant de voir si l’évènement fait bouger l’EUR USD face aux craintes de l’Europe. L’USD CHF, a lui entamé cette semaine de congés à 0.9130 USD CHF. Le dollar n’a cessé de baisser jusqu’à hier, à 0.9082 USD CHF, avant de se reprendre. La paire de devises cote actuellement 0.9085 USD CHF sur les places financières, mais on peut estimer si la FED reste en attente d’une baisse de l’inflation qui ne vient pas pour se décider à assouplir sa politique monétaire que l’USD CHF se dirige vers les 0.95 USD CHF à l’horizon de l’été, malgré un canal baissier à l’échelle de cette semaine. Sauf en cas d’escalade au proche orient bien sûr.

En résumé

Il n’y a pas eu de mouvements remarquables sur les devises depuis vendredi dernier, jusqu’à ce matin à potron minet. L’EUR CHF tournait autour de 0.9700 EUR CHF sans s’en écarter beaucoup plus qu’un électron autours d’un noyau d’atome, mais a perdu 150 pips pendant la fermeture des marchés, pour à présent les récupérer.

Quelques valeurs incontournables

Valeurs mobilières

Aux Etats Unis, les banques ont présenté leurs résultats. Ceux-ci sont plus positifs qu’attendu. Ou moins négatifs, selon le principe de la bouteille vide et de la bouteille pleine.

Ainsi, Bank of America dont les profits sont moins faibles qu’attendus, avec un bénéfice net en recul de 6 milliards 700 millions de dollars, contre 8,2 prévus. Ceci comprend un débours de 700 millions de dollars destiné au fond américain de garanti des dépôts bancaires. Ou Morgan Stanley. La banque d’investissements du groupe ayant rendu de bons résultats, la banque a réalisé un bénéfice net de 3,5 milliards de dollars, très au-delà des attentes. Ceci pour se rassurer au sujet des craintes de crise financière évoquée de temps à autre par les experts du secteur.

Mais tous les secteurs n’ont pas le vent en poupe, avec Tesla qui a perdu 5.59% en une séance. Les rumeurs de licenciement de 3000 suppressions de poste sur 12000 en Allemagne ont fait grand bruit. La concurrence chinoise semble avoir rattrapé le précurseur de l’automobile électrique.

Terminons par les marchés américains : Depuis le premier avril, jour où la pèche est généralement fructueuse, et jour des records du S&P 500 et du Nasdaq, ces derniers ont perdu respectivement 4,5% et 5,1%.

SMI

Alors que la plupart des bourses européennes récupèrent un peu de leur correction de ces 15 derniers jours, , (+0,45 pour le DAX, +0,52% pour le CAC40 hier), le SMI était atone ce jeudi : +0.01%. L’indice de la bourse de Zürich a entamé la semaine à 11500points et la fini à 11190 ! Les évènements de la matinée n’ont couté à cette heure que 0.30% aux investisseurs. Commençons par la plus forte baisse de ces 7 derniers jours : Le départ de Charles Boynton, président du groupe Logitech, a fait chuter le titre de 10% cette semaine ! L’annonce a été mal accueillie à Zurich avant les prises de décisions stratégiques de l’entreprise. Logitech a entrainé le SMI avec elle, tout autant que Swiss RE Ag qui a été délestée de 7% de sa valeur cette semaine. Le réassureur et assureur est victime de risques inhérents à son activité, et de résultats moins bons qu’attendus, qui s’amoncellent comme les torrents qui baignent les rues d’Abu Dhabi en ce moment.

Seul le groupe ABB, groupe leader des technologies industrielles, machines-outils et technologies diverses, qui vient de publier ses résultats avec un bénéfice net de 1,036 milliard de dollars contre 905 millions l’an passé permet à ses actionnaires de profiter d’une hausse de presque 6% cette semaine. L’humeur de la bourse Suisse est certes en berne, mais à Zürich.

De l’autre coté du Jura, LVMH signe une performance supérieure à ce qui était attendu et a permis au CAC 40 français de limiter ses pertes.

Pétrole

Attaque, contre-attaque, si vous avez suivi les évènements de ce week-end, peut être avez-vous couru pour faire le plein de carburant de votre véhicule ? Alors que le gouvernement Israélien, après avoir promis une riposte à l’Iran, s’est rangé aux demandes pressantes de ses alliés, avant d’attaquer ce matin, le cours de l’or noir a baissé 4 jours durant, taclant son plus bas niveau d’avril. Selon Edoardo Campanella de la banque Unicredit, les acteurs du marché avaient anticipé l’attaque de ce week-end et ont d’abord réagi par le fait qu’elle n’a quasiment pas fait de dégâts, puis dans un second temps, par le résultat des efforts diplomatiques et des pressions destinées à contrer une escalade au proche orient.

Le baril de brut que nous avions quitté vendredi dernier à 90 dollars se maintient tout de même au-dessus de 87.35 dollars après un pic à 90 dollars. La baisse reste contenue et l’action d’Israël qui disait avoir repoussé sa riposte et non y avoir renoncé n’a pas fait grimper les cours. Dont acte, le résultat sur les cours du pétrole est inattendu.

Pour l’heure, l’Or

Se maintient vers 2375 dollars l’once, soit 25 de plus qu’en début de semaine. La prime de risque géopolitique étant détendue, le métal jaune glisse lentement lui aussi, vers moins d’incertitude. Le lingot vaut actuellement 68750 francs suisse le kilo, le vreneli, pièce suisse en or, de 20 francs 407 francs suisses la pièce et 410 francs suisses pour le voisin français, le napoléon, de caractéristiques identiques. Le prix de ces deux pièces diffère généralement en fonction de l’offre et de la demande sur leurs marchés respectifs. Le cours de l’or permet de mesurer l’inquiétude des marchés. Là encore, calme plat et mêmes niveaux que la veille. Il s’agissais à première vue d’une petite attaque et l’AIEA confirme qu’il n’y a pas de dégâts sur les installations nucléaires iraniennes. Les belligérants semblent eux aussi vouloir éviter l’escalade.

Crypto-monnaies

Descendu sous le cap des 60000 dollars, le bitcoin semble apprécier le retour au calme et la mesure des belligérants. Un BTC vaut actuellement 64800 dollars, (58900 francs suisses au cours de change actuel) soit 9% de reprise en quelques heures. La monnaie numérique a montré qu’elle ne peut pas servir de valeur refuge en cas de choc géopolitique. Il a malgré tout effacé une partie de ses pertes de ces derniers jours. La monnaie digitale est désormais partiellement arrimée aux cours de bourses.

L’ethereum cote, lui 3000 dollars ce matin. La capitalisation totale du marché pèse 2,35 trillions de dollars soit 2350 milliards de dollars.

L’EUR CHF toujours tributaire de l’inflation.

L’inflation a donc fait son retour douchant les espoirs des marchés américains qui considéraient jusque-là l’assouplissement des politiques des banques centrales comme étant garanti, avec 6 baisses de taux au programme en 2024 n’en espère plus que deux. Mais les déclarations du banquier central américain laissent place au doute pour les marchés qui ont perdu de leur superbe. Et les marchés obligataires sont globalement en hausse. Rien n’est joué. Le taux à deux ans a même frôlé les 5%, ce qui peut paraitre excessif au vu de la très bonne santé de l’économie américaine, du chômage, et d’un indice de la production de 2.1% pour l’année. Le 26 avril sortira l’indice PCE avec une inflation qui devrait être limitée à 0.3% pour le mois précèdent.

BCE et BNS : même analyse. Hausse de l’EUR CHF ?

A l’inverse, en Europe, la Banque Centrale Européenne profite de la désinflation pour annoncer sa première baisse des taux pour le mois de juin. La plupart des experts estiment qu’il y a de fortes chances pour que l’institution baisse ses taux à trois reprises cette année, ce qui en théorie vaudrait 3 baisses de l’EUR CHF, mais la Banque Nationale Suisse en fera probablement de même. Les deux banques nationales en arrivent aux mêmes conclusions : Elles entrevoient une désinflation et pensent nécessaire d’assouplir leur politique monétaire à des fins de relance de leur économie. Les Etats Unis mis à part, la désinflation est patente dans de nombreux pays tels que la Chine, le Canada, ou encore le Mexique et le Brésil. Si les banques centrales abaissent leurs taux, en même temps, le franc suisse a de fortes chances de rejoindre la parité

Plus de peur… ?

En conclusion, plus de peur que de pertes, surtout pour les insomniaques. La conclusion de ces échanges de tirs entre l’Iran et Israël montre que personne n’a intérêt à une escalade militaire et pourrait bien avoir l’effet inverse, faire monter les marchés. C’est déjà le cas pour le pétrole qui fait exactement le contraire de ce que l’on attend de lui en pareille circonstances. Rappelons que 20% des Hydrocarbures passent par le détroit d’Ormuz que l’Iran a déjà tenté de bloquer par le passé. Mais également que la Chine est le principal client de l’Iran et donc son principal débouché.

Un franc suisse toujours fort

Quoi qu’il en soit, le franc suisse reste ferme, au cas ou il y aurait des répliques sismiques sur les marchés. Une simple phrase prononcée par l’un ou l’autre camp peut désormais faire monter ou baisser le taux de change de la paire EUR CHF. Et son rôle de valeur refuge ne l’a pas oublié.

Activités et loisirs

Avant de vous quitter, si vous ne savez pas quoi faire ce weekend end, le site de la ville de Genève propose entre beaucoup d’autres une ballade à la découverte du Salève, un carnaval gastronomique des animaux à Genève, et pléthore d’activités qui vous distrairont. Faites votre choix sur le site de la ville de Genève : www.geneve.ch/agenda

Le temps de vous souhaiter un excellent week-end de la part de toute l’équipe de Ben S Solutions de Change, et nous nous retrouverons vendredi prochain pour une nouvelle analyse de la paire EUR CHF, avec ou sans surprises

X.C.

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