EUR/CHF : Frankfort contre franc fort
Toute l’équipe de la rédaction de Ben S Solution de Change a le plaisir de vous retrouver après la pause estivale, pour une nouvelle analyse mensuelle de la paire de devises EUR/CHF et de son environnement. Le franc suisse qui était au plus haut ce printemps, s’est fixé sur des cours de change bien inférieur à ses précédentes moyennes en ce mois de septembre et c’est là, la surprise de la rentrée. De nombreux experts prévoient comme nous le verrons plus loin, un recul des taux de change du franc suisse.
Le franc suisse a eu chaud.
Si vous étiez en vacances, peut être avez-vous manqué des informations capitales telles que le franchissement du seuil de 40’000 milliards de dollars de la dette américaine, qui interroge les investisseurs, et a boosté les cours de l’or et du bitcoin. Le record également de Nvidia, le dieu de l’intelligence artificielle et des semi-conducteurs, qui a engrangé 500 milliards de dollars de capitalisation supplémentaire en une séance et franchi les 5500 milliards au total.
Mr T, Donald pour les intimes qui se propose de rebaptiser le détroit d’Ormuz en détroit Trump, pour faire peur aux iraniens ? Et s’il conquiert la lune… Je laisse le lecteur imaginer.
Et pour finir, et commencer, la pire série Netfixe (*) des 2 quinquennats est à venir, avec le débat sur le budget de la France en 2027. Sur fond de dette abyssale et de déficits insolubles, dans une ambiance d’instabilité politique. Un navet, donc, en 49,3 épisodes, mais qui pourrait bien causer quelques remous en zone euro et avoir un impact positif sur le cours de change du franc suisse qui s’affaibli mois après mois.
( * ) Marque inventée bien entendu.
Il n’y a pas que le franc suisse qui a eu chaud.
Enfin, vous n’aurez malheureusement pas pu manquer la cuisson lente à thermostat 2 des européens, suisses y compris, sauf si vous avez passé l’été en très haute montagne ou aux pôles avec les ours et les pingouins. A défaut de constater la fonte rapide des glaciers d’altitude, si vous étiez sur la plage, vous aurez peut-être dégusté avec avidité les cornets rafraichissants des artisans glaciers qui contrairement aux agriculteurs ont bien profité des effets délétères des 7 canicules.
Franc suisse : Vente forte
L’EUR/CHF, lui, est demeuré stable, malgré une remontée assez régulière depuis ses records du printemps. La paire évolue dans une fourchette de consolidation étroite, oscillant autour de 0,9400 EUR/CHF, après avoir touché des plus bas au mois d’aout et cette semaine. La question était de savoir où et quand elle se stabiliserait. La réponse approche à grand pas en fonction des réunions des banques centrales au mois de septembre, de la situation au Proche Orient, et de l’inflation qui refait surface. Mais les places financières résistent et ont même fortement progressé cet été, entrainées par les géants de l’intelligence artificielle, tandis que le franc suisse ne semble plus jouer son rôle de valeur refuge pour l’instant.
Voici d’ailleurs la nouvelle série de billets libellés en francs suisses, sélectionnée par vos votes, et par la BNS, œuvre du cabinet Emphase. Qu’en pensez-vous ?


Franc suisse en baisse : causes et effets.
John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement de la banque Cité Gestion décrypte le paradoxe d’un franc suisse de plus en plus faible dans un climat géopolitique de plus en plus tendu, par l’écart entre les taux d’intérêts rémunérant mieux les actifs placés en euros. Un écart de rémunération de 2,4% qui détourne les investisseurs vers le taux de facilité de dépôt de Frankfort am Main.
EUR/CHF et hausse des taux d’intérêts
La Banque Centrale Européenne se réuni ce 10 septembre et certains gouverneurs réclament des taux plus restrictifs pour contrer une inflation naissante. La BNS de son côté estime que l’inflation en Suisse reste stable sur l’année, la hausse des cours des hydrocarbures n’ayant pas eu en Suisse les effets délétères attendus sur l’approvisionnement et l’économie. Elle devrait donc conserver ses taux à 0% selon Raiffeisen lors de sa réunion de fin septembre. A suivre… De même pour ceux des hypotèques SARON, (Swiss average Rate Overnight) qui définissent les taux d’emprunt des particuliers et des entreprises. Ce qui suggère une probable hausse des cours de change de l’EUR/CHF et une baisse globale des taux de change du franc suisse face aux principales devises étrangères. Avec un bémol tout de même, comme le précise Pascal Schmuck d’AGEFI : La présentation de l’indice des prix à la consommation pour le mois d’aout a bondi par rapport aux prévisions de l’Office National de la Statistique. De 0,5% prévus sur un an à 0,8% !
En zone euro,
Pour nos voisins, les chiffres de l’inflation au mois d’aout avoisinent les 3,3% et le consensus prévoit une augmentation des taux de l’institut d’émission européen à au moins 2,5%. Il est donc grand temps de profiter d’un moment de répit pour convertir vos francs suisses en euros au meilleur taux.
De même pour la FED, dont 70% des spécialistes estiment à présent qu’elle pourrait relever ses taux de 0,25points. Le dollar pourrait alors renouer avec les 0,82 USD/CHF.
Si la BNS estimait qu’elle n’avait plus besoin d’intervenir sur les marchés des changes, elle pourrait réviser sa copie. Seule, la demande mondiale face aux volumes d’exportations suisses, préoccupe l’institution et pourrait la pousser à intervenir. D’autant qu’un franc suisse fort nuit à la compétitivité. Tous ces facteurs pourraient tendre en faveur d’un taux de change moins favorable en fin d’année, pour ceux d’entre vous qui changent leurs francs suisses en euros.
Pour le franc suisse, souvenons-nous que
La banque Barclays avait calculé à raison, à la fin du printemps, qu’avec l’absence de déséquilibres extérieurs fondamentaux, la vigueur du franc suisse face à l’euro pousserait la paire de devises EUR/CHF aux alentour de 0,9000 EUR/CHF au début de l’été. Les évènements lui ont donné raison. La Banque Nationale Suisse n’intervenait alors que très peu.
Avis d’un expert sur le franc suisse
A ce sujet, l’économiste James Touati, trader pour compte Prob et porte-parole de l'Association Suisse des Analystes Techniques, dressait déjà le programme 2026 de l’évolution des cours de change de la paire EUR/CHF.
Cet expert des marchés, surnommé « le loup de Zürich » qualifiait déjà il y a 6 mois les taux de change de la paire de devises EUR/CHF d’hystériques et historiques, dans un podcast dédié au sujet. Il considérait les niveaux de valorisation du duo comme trop bas. Citant pour exemple le cas de quelqu’un qui vendrait son bien immobilier en France voisine pour s’installer en Suisse : Il perdrait trop d’argent lorsqu’il irait convertir ses euros en francs suisses. Et inversement, en gagnerait énormément pour une opération de change inverse et un exil.
Considérant que la BCE maintient ses taux d’intérêts directeurs à 2,4%, l’économie européenne et notamment allemande demeure résiliente. Ce qui va soutenir l’euro. La Banque Nationale Suisse conserve des taux d’intérêt à 0% et parlait d’un franc suisse fragile et surévalué. Toute intervention verbale et toute action de la BNS, pourrait freiner la hausse de l’EUR/CHF. Considérant que la croissance allemande après des années de récession continue de progresser, l’EUR/CHF peut se renforcer jusqu’à porter les cours de change du franc suisse à ses niveaux d’avant-guerre (en Ukraine). Le PIB allemand progresse de 0,3%ce trimestre avec une résilience qui surprend au vu de la conjoncture, des prix de l’énergie, et des actions de Mr T. aux Etats-Unis et dans le reste du monde.
Pendant ce temps chez UBS…
Tout comme le « loup de Zürich », les analystes d’UBS prévoient sur le dernier trimestre de l’année, un taux de change de l’EUR/CHF autour de 0,9500 EUR/CHF, et recommandaient dès le début de l’été la prise de positions longues et à long terme.
Et pour en revenir au « loup de Zürich », James D Touati avait calculé les mêmes prévisions que la banque, à savoir, à 0,9100 EUR/CHF en juin, 0.9260 EUR/CHF en juillet. Puis un cours de change moyen de 0.9320 EUR/CHF en aout, 0,9380 EUR/CHF en fin aout, et 0,9450 EUR/CHF en septembre. Pour progresser jusqu’à une résistance technique de 0,9560 en novembre. Son analyse technique, était et demeure en corrélation avec la prospective des analystes d’UBS. Les évènements lui ont plutôt donné raison puisque ces prévisions collent à la réalité.
Ce sont probablement les banques centrales européennes et suisses qui vont déterminer prochainement les tendances des cours de change de la paire EUR/CHF. Et donc les salaires des frontaliers et transfrontaliers devant convertir leurs francs suisses en euros aux meilleurs taux de change.
L’été de l’EUR/CHF
EUR/CHF
Nous avions quitté la paire euro franc suisse sur un cours de 0,9240 EUR/CHF. Depuis, elle aura cherché son point d’équilibre depuis le mois d’aout aux parages de 0,9400 EUR/CHF. Le record annuel aura été franchi le 2 septembre, ce mercredi, dans une atmosphère boursière morose, avec une résistance technique à 0,9433 EUR/CHF. Le taux de change de l’euro pour un franc suisse s’est depuis replié de 50 pips. L’écart de taux d’inflation entre la Suisse et la zone euro est en faveur de l’euro avec un cross qui semble poursuivre sa tendance dans un écart compris entre 0,9380 et 0,9430.
Les meilleures opportunités pour les frontaliers ayant eu besoin de convertir des francs suisses en euros, se situait les 4 juillet et 20 aout. Encore fallait il pouvoir ou fallait il savoir comme disait ma cousine belge. Le 4 juillet, le gain pour un salaire de 4000 francs suisses par exemple, pour un frontalier, était de 17 euros par rapport au 25 du mois précèdent. Le 20 aout en revanche, il était de 25 euros par rapport au 25 aout, et de 40 euros, comparé au taux d’aujourd’hui.
Une hausse déjà prise en compte ?
Les taux de change actuel de la paire EUR/CHF pourraient ne pas être directement impactés par l’augmentation des taux de la BCE. La réunion de Frankfort semble jouée puisque les gouverneurs semblent acquis à une hausse des taux d’intérêt en Europe depuis le compte rendu du 27 aout, et une hausse totalement anticipée ne fait pas s’envoler le cours de change d’une devise. La récente hausse de l’EUR/CHF pourrait fort bien l’avoir déjà prise en compte sur les marchés.
A l’heure à laquelle l’équipe de Ben S rédige ces lignes, le taux de change interbancaire de l’EUR/CHF se situe à 0.9396 EUR/CHF. Le graphique ci-dessous laisse supposer que l’euro est plus acheté que vendu contre franc suisse cet été.
Analyse technique de l’EUR/CHF en un clin d’œil.
Sur la base des moyennes mobiles et indicateurs techniques ci-dessous, le signal journalier EUR/CHF est "Achat Fort", avec une inflexion en rouge cette fin de semaine peut-être parce que les marchés ont déjà vendu la hausse des taux d’intérêts à venir.
L'indice de force relative (RSI) de EUR/CHF sur 14 jours atteint 68., ce qui suggère une signal de type Achat.
La moyenne mobile à 50 jours de l’EUR/CHF atteint tout de même 0.9380, ce qui suggère un signal d’Achat.
La valeur de performance du point pivot de Fibonacci qui ne figure pas sur ce graphique de l’évolution des cours de change de l’EUR/CHF est 0.9415. Un achat est donc recommandé par l’ensemble des analyses techniques, sauf à ce qu’un évènement provoque un séisme sur les places financières.

USD/CHF
Nous avons laissé les cours du dollar à 0,8065 USD/CHF avant de faire les valises ou de chercher une « clim » pour passer l’été dans la fournaise. Les incendies ont monopolisé l’actualité. La dette des Etats-Unis a franchi les 40000 milliards de dollars, et le pompier Scott Bessent, secrétaire au trésor et trésor de Donald Trump, a tenté de calmer les craintes en rachetant de la dette américaine. Ce qui a eu l’effet inverse. Les obligations d’état américaines ont franchi les 5% pour la première fois depuis des années, lors de cette intervention artificielle avortée. Elles semblent se calmer cette fin de semaine ce qui a permis aux marchés actions de souffler un peu de vert.
Nous y verrons plus clair le 16 septembre. La FED est désormais moins prévisible pour les investisseurs et les traders qui songent à acheter ou vendre du dollar.
Le billet vert, à cette heure s’échange contre franc suisse au taux de change de 0,8090 USD/CHF.
Marchés et commodités
La conjoncture mondiale reste contrastée en cette rentrée. Aux États-Unis, les investissements dans les secteurs de l’intelligence artificielle continuent de soutenir l’activité économique, mais la consommation ralenti face à des couts de la vie de plus en plus élevés. En zone euro, la pression énergétique pèse sur la croissance et l’inflation. En Asie, le Japon demeure résilient, alors que la Chine reste subi un fort ralentissement de la demande intérieure. En Inde, une la croissance dynamique promet une montée en puissance qui a récemment permit au président Mohdi de tancer Vladimir Poutine sur la guerre en Ukraine.
Dans ce contexte, les banques centrales restent « hawkish ». Les marchés obligataires, se tendent sur fonds de taux souverains élevés en zone euro. Les places financières voient donc un recul de l’Europe qui a surperfomé cet été, tandis que les États-Unis ont consolidé leurs gains.
le pétrole remonte, face aux tensions, le dollar se renforce face l’euro à 1,1645 EUR/USD et les cours de l’or balancent entre la menace de taux d’intérêts haussiers et les doutes sur les 40000 milliards de dette américaine qui ont provoqué un repli sur la (ex ?) valeur refuge. Mais pas sur le franc suisse pour les raisons que nous avons évoqué.
Pour l’heure, le carburant des marchés en cette fin de semaine réside dans les déclarations de l’un des directeurs de la banque fédérale qui vient contredire le président de la FED : Christopher Waller, pour qui les pressions de l’inflation sous-jacente se tarissent. Ces propos viennent contredire Kevin Warsh, président de la FED, donc, qui parlait d’une hausse de taux pour contenir l’inflation il y a peu. De là à en déduire une hausse des cours du franc suisse face au dollar américain… Ces contradictions soulignent les tensions au sein de l’institution sur fond de pressions de la Maison Blanche.
Pour rentrer dans le dur, Nvidia s’est encore envolé en cette rentrée suite à l’annonce de l’acquisition de Hugging face pour 14 milliards de dollars (seulement), etprincipale plateforme d’IA open-source. Cette acquisition permet au géant de diversifier ses activités de fabrication de puces GPU vers des couches de distributions de logiciels et de développement des applications.
L’action s’est envolé de 4% en début de semaine. Elle vaut actuellement 230 dollars.
Space X a décollé comme ses fusées avec +6,5%, mais nous l’avions quitté à 182 dollars et le titre en vaut 150 à cette heure. Autre géant, Tesla, +5% hier soir a suivi les mêmes courbes avec 10% de baisse du titre en 1 été. Broadcom, 8ème capitalisation mondiale, géant de l’IA, a plongé de 5% alors même qu’elle annonçait des résultats impressionnants. Les propos de son CEO ont aidé à une remontée du titre. Comme quoi, dans le monde de l’IA, des résultats mirobolants n’amènent pas toujours une hausse.
SMI
Amrize a fait l’objet de notations défavorables sur fonds de crainte quant à sa croissance, et avec la démission de son directeur financier et un changement de direction. Ceux d’entre vous qui ont conservé des titres auront peut-etre eu la surprise en rentrant de vacances de constater une baisse de 18%.
Novartis, deuxième capitalisation du SMI a au contraire a gagné cette semaine 6,5% en une séance, juste après l’annonce d’un succès clinique d’un traitement sur la sclérose en plaque. Si vous êtes touché, nous croisons les doigts pour vous.
Pétrole
Les cours de l’or noir ont de nouveau progressé ces dernières semaines avec un regain de tensions dans le détroit Trump. D’Ormuz, pardon.
Les émissions de CO2 ont baissé en chine de 1% en 3 mois, la consommation de pétrole ayant reculé de 10 % au total dans le pays, et de 15% dans les secteurs des transports. (D’après le Crea sur la base des chiffres du gouvernement chinois. La Chine se dirige en conséquence vers les énergies alternatives. La demande globale à été revu à la baisse par l’Agence Internationale de l’Energie. Et l’accord dont les effets sont encore flous entre le nouveau gouvernement Vénézuélien et Washington a pu peser dans la balance et ralentir la hausse.
Et en Suisse :
La pénurie attendue n’a donc pas touché la Suisse même si les prix à la pompe restent très élevés. Un peu moins dans les stations du groupe Bens ou un rabais de 5 centimes par litre vous est accordé si vous téléchargez l’application (anonyme et sans inscription). Cumulé avec 10 cts offerts le 10 de chaque mois, cela fait 15 cts par litre !
Or
Les doutes sur la dette américaine ont fait remonter les cours de l’or. A 4520 dollars l’once, nous sommes tout de même proche du triple des cours de début de la décennie !
Pour camper l’ambiance, après la Banque de France, c’est celle des Pays Bas qui rapatrie son or des Etats-Unis et du Canada. 86000 kilos, soit 10 milliards de francs suisses, 10 milliards 600 millions convertis en euros. La confiance géopolitique s’érode envers Washington. Au total, la DNB détient 612 tonnes dont la moitié aux Etats Unis et au Canada ! L’or détenu chez ces derniers partira pour être stocké à Londres, principale place de négoce de l’or dans le monde. D’où l’importance du London Bullion Market Association qui cote 2 fois par jour les lingots et les pièces.

Le kilo ce matin vaut 116300 francs suisses, le vreneli et le napoléon : 675 francs suisses. Ce qui nous amène à comparer notre kilo d’or au cours d’un ?
…Bitcoin, et cryptomonnaies.
Le bitcoin loin derrière à 80600 dollars, ce qui converti en francs suisses fait 69300 francs suisses. Un temps devant ou juste derrière la cotation d’un kilo d’or pur, le BTC semble être un moins bon investissement à long terme. Il remonte depuis cet été, suite aux anticipations de remontées des taux et au regain d’intérêt des institutionnels qui achètent également des ETF.
L’Ethereum est à 2500 dollars, le XRP à 1,44 $ a connu mieux…
A vos trades, prêt ? partez !
Economie suisse : des chiffres parlants
Alors que le troisième trimestre s’achève bientôt, les fruits de tous les efforts apparaissent aujourd’hui pour une économie suisse bien malmenée depuis le premier « oukase » du président Donald Trump.
Croitre et multiplier (genèse 1:28)
Non ! cela ne parlait pas d’argent donc hors sujet !
L’économie suisse a signé sa plus forte croissance depuis la fin de la crise Covid. Le PIB suisse progressait au T2 de 1,55%, après un T1 à 0,5%. Les données du SECO, montrent cependant que la majeure partie de ces chiffres dignes d’un petit tigre asiatique, sont dû à un seul secteur : L’industrie chimique et pharmaceutique. Le Secrétariat d’Etat à l’Economie a annoncé pour ce secteur une progression de 10,6% au T2, après cinq ans de croissance négative ou proche de zéro. Ce sont les exportations de médicaments et produits chimiques et la progression des chiffres d’affaires des entreprises du secteur qui ont permis ces excellents chiffres, notamment en direction des Etats-Unis. La politique accommodante de la Suisse a donc porté ses fruits.
La croissance des autres secteurs, hors services atteint tout de même 0,7% et s’annonce générale tous secteurs confondus. Les services croissent plus faiblement mais de manière homogène. Des chiffres qui, corrélés à l’indice PMI des directeurs d’achat en juillet et aout, (56 et 57 points) donnent une vue d’ensemble encourageante pour la Suisse après des inquiétudes qui pesaient sur l’économie et inquiétait jusqu’aux frontaliers.
Les économistes du SECO ont loué la résilience de l’économie suisse alors que les nuages géopolitiques s’amoncellent, que l’inflation fait son retour partout dans le monde, avec des prix de l’énergie en forte hausse.
Et soutient encore le franc suisse
Malgré les incertitudes, la Suisse tient le bon cap selon l’influent chef économiste de VP Bank Thomas Gitzel, mais elle n’est pas la seule : Et pour cause la remontée de l’économie allemande, premier client européen de la Suisse à l’export. Et pour le stratège, la santé de l’économie européenne déterminera celle des secteurs d’exportation suisses en 2026-2027. Les taux de croissance suisses du troisième et quatrièmes trimestres devraient suivre de loin les excellents résultats du T2. De loin car la hausse des prix du pétrole, si elle n’impacte pas outre mesure les volumes mis à disposition, soutien le taux d’inflation.
Le gouvernement suisse a annoncé des chiffres du coût de la vie presque doublés en aout par rapport au reste de l’année. D’après Monsieur Gitzel, cette inflation pourrait bien amener la Banque Nationale Suisse à rehausser ses taux sur cette fin d’année. Ce serait alors une surprise et le différentiel de taux d’intérêt soutiendrait les cours de change du franc suisse au détriment de l’euro et du dollar américain. Pour le plus grand bonheur des frontaliers qui se pressent pour convertir leurs francs suisses en euros dans nos bureaux de change et sur la plateforme en ligne.
Je termine cette conclusion par une bonne nouvelle : Ben S vient de mettre à votre disposition une nouvelle activité : RIA, le leader du transfert d’argent. Vous pouvez désormais transférer des fonds en francs suisses dans le monde entier, pour gâter vos proches avec des devises. Nous avons choisi Ria pour leur sérieux et pour leurs tarifs : Et pour votre premier transfert : les frais sont offerts si vous n’avez jamais envoyé avec eux. (Offre découverte.)
Il est temps pour l’équipe de la rédaction de Ben S Solutions de Change, de repartir dans l’opérationnel et de vous souhaiter un excellent week-end. Nous nous retrouverons le mois prochain après les réunions des banques centrales qui auront certainement orientés les cours de change de l’EUR/CHF.
A bientôt.
X.C.